Un Amour Toscan

Sujet: “Et si j’étais un autre?”

PARTIE I : LA RENCONTRE

Hier, ma vie a pris un sens ! Une passion nommée Amour a emballé ma raison et brulé mon cœur.

7 aout 1963, il est 9h du matin, et je suis dans le train de Rome à Bologne. Il me faudra plus de cinq heures pour arriver. Je compte les minutes qui passent. Je feuillette lentement un journal rapporté de la Capitale. Pas besoin de le lire, je devine d’avance : les Américains sont enlisés au Viêt-Nam, les tensions avec l’URSS sont à leur apogée, enlèvement à Naples de deux touristes,… Je referme le journal dégoûté. Nous arrivons en Toscane ; là, je me redresse un peu sur mon siège, le spectacle en vaut toujours la peine. Les paysages les plus beaux de la Terre, défilent sous mes yeux. J’observe l’effet qu’ils produisent sur les autres passagers pour la plupart des touristes. Soudain, mon regard se pose sur un autre « paysage » merveilleux, une jeune femme assise en face de moi, et n’arrive plus à s’en détacher. Les paupières closes, elle sommeille. Les traits de son visage sont fins et bien dessinés. De longs cheveux châtains et soyeux retombent sur ses épaules. Je reste comme foudroyé par cette vision. Eros, le dieu grec de l’amour, déclame «c’est une sensation rapide comme la pensée, brulante comme une flamme»*(1). Si jamais chaque région devait avoir un emblème, cette charmante femme serait tout à fait digne de la Toscane ; c’est tout dire sur sa beauté. Si elle pouvait rester endormie et laisser mes sens exaltés libres de s’imprégner du flot de grâces émanant de sa beauté. Mais un sifflet rompt le charme… Elle ouvre alors lentement les yeux. Son regard clair croise le mien et je lui souris. J’attache beaucoup d’importance au sourire chez une femme. Elle m’enchante avec le sien, surtout ces deux petites risettes sur ses joues. Je ressens le besoin de l’étreindre. J’engage alors la conversation ; je me présente « Fabio ». Elle s’appelle Flaminia, un doux prénom. Nos situations sont similaires : nous sommes tous les deux descendants de familles italiennes ayant émigré en France. Nous arrivons enfin à Bologne. Je l’invite à boire un verre et apprends qu’elle va y passer quelques jours avant de retourner pour un mois à Florence. Malheureusement, je dois prendre le train demain à l’aube, pour régler une affaire urgente à Paris. Deux verres de Valpolicella ont tôt fait de lever certaines barrières. Je sens qu’elle divague un peu, un voile de tristesse dans le regard. Elle me confie qu’elle tombera amoureuse d’un jeune homme, aux cheveux blonds, qui ressemblerait au Chevalier de Maison-Rouge*(2), un héros d’Alexandre Dumas. Six mois auparavant elle avait été voir l’adaptation du livre au cinéma. A minuit, comme Cendrillon, elle me quitte ne me laissant que son prénom et une déception. Je ne suis ni blond, ni chevaleresque et encore moins héroïque…

8 aout 1963, je me réveille avec un sentiment amer et douloureux. Je me dis que mon futur professionnel se joue sur mes entrevues de la journée. Cependant je n’arrive pas à me concentrer sur ce que j’aurais à faire. J’essaye de l’oublier… vainement ; j’entends la voix d’Eros qui murmure «en songeant qu’il faut qu’on oublie on s’en souvient.».

10 aout 1963, je suis déjà à Florence ! J’ai fait un véritable marathon pour y être dès aujourd’hui. J’ignore quand elle arrivera et je ne connais pas même son nom. Par contre je connais bien la ville pour y avoir vécu plusieurs mois. Comment la retrouver ? Je présume qu’elle va loger dans un hôtel. Je décide alors de faire tous les hôtels du centre, tous les jours. Je passe ainsi mes journées à arpenter l’Arno en empruntant le Ponte Vecchio. Au fur et à mesure que passent les journées, mes certitudes s’envolent laissant place au doute. Vais-je jamais la revoir ?

Au moment où je m’y attends le moins je la retrouve : je visite le Forte del Belvedere (3*) et je la vois apparaitre devant moi, au détour d’une allée de ronde, plus belle que jamais. Cette femme a une allure aérienne : ses gestes sont souples, gracieux, élégants et on sent de l’insouciance en elle. Sa beauté est fugace et insaisissable. Je trésaille de surprise et soulagé la salue chaleureusement. Elle me toise, le regard fier et hautain. Je perçois comme une lueur dans ses yeux ; je ne saurais dire s’il s’agit d’une lueur d’intelligence extrême ou de mépris total. Elle semble ne pas me reconnaitre et répond froidement. Il faut que je lui rappelle les circonstances de notre première rencontre pour qu’elle daigne enfin se souvenir de moi. J’apprends qu’elle est passionnée par l’Histoire et qu’elle étudie à la Sorbonne. Ca tombe bien, je suis archéologue. Ainsi, pour la première fois, j’arrive à fendre la cuirasse, à éveiller sa curiosité. Je bénis la Providence qui nous permet de partager une passion. Nous décidons de visiter ensemble la forteresse. C’est pour moi l’occasion de capter son attention, en lui révélant les secrets des bâtisseurs du Moyen Age. Elle n’est pas en reste, et j’aime l’écouter me relater l’histoire de tel ou tel personnage représenté dans la magnifique collection de tableaux de la Renaissance Italienne du Belvedere. Nous formons un couple d’une complémentarité remarquable ! Je me sens alors l’homme le plus heureux sur Terre. Nous nous promettons de nous revoir demain et d’aller visiter Siena, une ville à 60 km de Florence. Avant de nous quitter je parviens à lui arracher le précieux sésame « Flaminia De Sanctis ».

11 aout 1963, je suis à Siena avec la femme de ma vie. Nous arpentons la ville du matin jusqu’au soir. Vers 19h, nous nous asseyons sur la place du Duomo, une très grande place où a lieu, le Palio, l’une des courses de chevaux la plus atypique au monde. La lumière du jour commence à baisser lentement. La pénombre nous enveloppe et le silence s’installe entre nous après une journée si bien remplie. Je la regarde avec tendresse. J’approche alors mon visage du sien. Elle est en train de rêver et ne fais pas attention à mes mouvements. Je ressens un besoin irrésistible de l’embrasser et mes lèvres vont se poser sur les siennes. J’entends la voix d’Eros : «mon fils, la plus grande vertu après la sagesse est la patience». Mais il est trop tard. Elle se réveille de son rêve très brutalement. Elle se relève avec fureur et me crie qu’elle pensait que j’étais un ami sur lequel elle pouvait compter, que tous les hommes sont pareils et que je l’ai profondément déçue. Elle me répète alors pour la seconde fois déjà qu’elle ne pourrait aimer qu’un homme ressemblant au Chevalier de Maison-Rouge à Maurice ou à Lorin (Maurice et Lorin de par leur caractère et leur bravoure ressemblent au Chevalier de Maison-Rouge). Timidement, effrayé par la violence de cet orage, je lui réponds qu’un tel homme n’existe plus puisque nous vivons à une autre époque totalement différente. Elle ne daigne même pas répondre et nous rentrons à Florence sans plus échanger un seul propos.

PARTIE II : EN QUETE DE BONHEUR

15 aout 1963, j’ai passé trois jours alité. La fièvre a envahi mon corps et surtout mon esprit, j’ai vécu entre les rêves, les hallucinations et les cauchemars. Aujourd’hui, je me sens mieux. J’entends la voix d’Eros : « ta maladie est incurable puisqu’elle est enracinée dans ton cœur ». Je décide de lire LE CHEVALIER DE MAISON-ROUGE à la recherche de la clef du mystère… Pour lui plaire il faudrait que j’allie le sens de l’humour et la poésie de Lorin a la bravoure et a la passion de Maurice*(4) et du chevalier de Maison-Rouge ; tâche bien difficile pour un seul homme. J’agis alors comme le ferait un comédien d’une troupe théâtrale. J’essaie de retenir et de réciter les déclarations d’amour de l’époque, de parler en utilisant des quatrains, des tercets et des rimes. Je suis convaincu que je serais prêt a aller jusqu’en enfer pour attiser la flamme de Flaminia. Si je vivais au Moyen-âge j’aurais défié en duel tous ses prétendants et les aurais tués l’un après l’autre.

10 septembre 1963, plus de trois semaines sont passées depuis ma dernière rencontre avec Flaminia. Durant ce temps là, je me suis plongé dans les ténèbres du XVIIIème, époque illuminée par les nobles cœurs tels que ceux de nos trois amis. Je décide de me rendre à Livorno, ville côtière, ancien port de Florence, pour y passer la journée à la plage et me relaxer. En flânant dans les rues de cette petite ville, j’entends une voix appelant au secours. Je me précipite pour voir ce qui se passe. C’est une ruelle sombre et peu fréquentée d’où proviennent les cris. Je vois une jeune femme aux prises avec un voleur. Je me jette sur le bandit et lui fracasse la mâchoire d’un coup de poing. Je regarde alors la tête de la victime et pousse un cri. Plongé dans la surprise, j’oublie le voyou que je croyais assommé. Ce dernier se relève, me roue de coups, m’assomme avec la crosse de son pistolet et fuit.

Je me réveille à l’hôpital. Je me tords de désespoir quand j’apprends que Flaminia, après avoir appelé la police et les secours, est repartie à Florence. Alors que je pensais enfin toucher au bonheur tant aspiré je me rends compte que j’en suis encore très loin. En fouillant mes poches, je trouve une petite carte de visite où Flaminia m’a laissé un message : « Merci ! Vous avez été très courageux et vous m’avez sauvée. Mais il vaut mieux pour moi et pour vous que nous ne nous revoyons plus ». Je la trouve bien ingrate avec moi qui ai risqué ma vie pour elle. Ainsi, l’héroïsme ne suffit pas pour lui plaire… Cependant, l’amour ne répond nullement à une logique matérielle ou mathématique. L’amour contrairement à l’amitié, est une plante sauvage aimant la liberté que l’on ne peut cultiver ou domestiquer. Contrairement à toute attente, j’étais encore plus amoureux d’elle. Eros me dit alors que « l’amour a le don de rendre aveugles les Hommes ». Mon Dieu, comme j’aimerais, ne serait-ce que pour quelques jours, me substituer au chevalier de Maison-Rouge. Malheureusement, les fées, les magiciennes et les sorcières ne sont plus de notre monde…

Peu importe le temps nécessaire pour réaliser mon rêve. Une vie, deux vies, trois vies,… Je sais bien qu’un jour ou l’autre j’obtiendrais ce que je désire le plus. Durant la bataille de Troie, les Grecs, nettement inférieurs aux Troyens en nombre, ont cependant réussi à conquérir Troie. Les Grecs, en se cachant dans un grand cheval en bois, avaient pu pénétrer dans la ville. La nuit tombée, ils en avaient pris possession très facilement, cueillant par surprise les Troyens. Ma situation est similaire : je désire me faire aimer tendrement par Flaminia ; c’est décidé, le Chevalier de Maison-Rouge sera mon cheval de Troie. Une fois dans le cœur d’une personne il est très difficile d’en ressortir. Il me faudra beaucoup de détermination et de courage.

1er janvier 1964, je suis fin prêt psychologiquement pour devenir un autre ! Dès aujourd’hui je ne m’exprimerais plus qu’avec des vers et des quatrains, je ne me comporterai plus comme le plus commun des mortels. J’aurai au contraire une très lourde charge sur les épaules : je suis la réincarnation moderne du Chevalier de Maison-Rouge, mon sang est bleu et je dois me montrer digne de ma noblesse et de mon titre de chevalier. Je serai donc Brave, Loyal, Chevaleresque, Galant et Héroïque. Depuis plusieurs mois je vis seul en compagnie de mon miroir sur une petite île au large de la Toscane, l’Isola del Giglio. Je modèle mon corps en faisant deux heures d’activité physique par jour et en passant un certain temps à bronzer sur la plage pour rembrunir mon teint pale. Il ne me manque plus que les cheveux blonds… Cependant je dois encore forger mon caractère, ma démarche, ma façon de parler. Je ne suis pas encore prêt, loin de là. Il faudrait que je me rapproche le plus possible de la perfection. J’ai passé le réveillon seul et triste… C’est l’espoir qui maintient l’Homme en vie. L’espoir peut être comparé à l’essence de sa vie. Mais je n’ai pas perdu espoir. Ma volonté est de fer et je lutte jour et nuit pour arriver à un seul objectif, atteindre un but unique. Je me promets que si jamais je l’atteints je ne demanderais plus rien du sort puisque j’aurais tout obtenu, tout ce que je désirais.

« La beauté de la nature touche le cœur de chacun,
En transformant l’anxiété en espoir et courage,
Entretenus et ravivés par l’air pur et frais du matin.
La lassitude accumulée s’estompait et je me sentais
Un nouvel être plus sain, à qui il ne restait qu’un seul désir :
Partager ces moments de félicité avec son âme jumelle. »

8 mai 1965, retour a la réalité. Je suis à Paris, à la recherche des traces de Flaminia. Deux ans que je n’ai plus mis les pieds dans cette ville où j’ai grandi, deux ans que je n’ai plus de nouvelles de Flaminia. Ma transformation est complète : je suis fort physiquement, blond, je parle de manière jamais banale,… Maintenant, deux personnalités cohabitent en moi. C’est un véritable chef d’œuvre que la force de mon amour m’a fait accomplir. Lorsque Flaminia me verra, elle comprendra l’étendue de mon amour pour elle. Et son rêve sera accompli. Le rêve d’épouser le Chevalier de Maison-Rouge, un rêve qui m’a causé bien des peines. Non, je me suis trompé, nos deux rêves seront accomplis puisque je l’épouserai et elle épousera son prince charmant. J’ai traversé l’enfer et surmonté avec sens du sacrifice et courage toutes les épreuves que le destin avait mises sur mon chemin. Maintenant, il ne me reste plus qu’a cueillir les fruits de ma passion dévorante et de tous les efforts inhumains que j’ai du accomplir.

21 juin 1965, je suis sur le bord du lac Trasimeno en Ombrie, et j’attends impatiemment Flaminia, je lui ai donné rendez vous sur la plage (j’ai appris qu’elle était là, je lui ai envoyé une lettre signée Chevalier de Maison Rouge là ou elle logeait, elle ne manquera surement pas de venir). A 12h07 exactement elle arrive. Elle me voit ou plutôt il serait plus véridique de dire qu’elle aperçoit le spectre qui hante ses rêves de bonheur depuis de longues années, le Chevalier de Maison-Rouge. Elle trésaille vivement. Son regard perd son éternelle assurance et ses yeux se voilent de larmes chaudes. Elle reste comme foudroyée à dix mètres de moi puis s’approche doucement. Je l’accueillis avec un ton plein d’assurance et de romance :

« L’eau limpide baignait le sable blanc,
Timidement, elle foulait le tronc du châtaigner,
Majestueux et imposant il contrastait,
Avec l’azur infini du lac et du ciel. »
Elle frémit doucement.
« Son visage se réfléchissait gracieusement,
Ses longs cheveux châtains et ondulés,
Encadraient son visage ovale aux traits parfaits,
Qui était dominé par l’éclat de ses yeux bleus-miel. »

Elle se rapproche et me regarde avec stupéfaction. Je sens que mes paroles ou plutôt mes vers ont été droit à son cœur.
« Le printemps avait alors atteint son apogée,
Les fleurs blanches couvrant les amandiers,
Libéraient un parfum de jeunesse et de liberté,
Une ambre qui ensorcelait ses sens extasiés. »
Je m’agenouille devant Flaminia, je vois ses yeux s’émerveiller.
« Le chant des cigales rythmait les journées,
Doux et régulier il assaillait son cœur sans défense,
Un vent de sérénité et une folle envie d’aimer,
L’avaient envahi, elle s’abandonna alors à l’amour. »

Elle tombe dans mes bras en pleurant de joie et d’étonnement. Elle ne comprend pas et ne sais pas quoi dire, elle a trop de questions à me poser. Je l’enlace avec amour et affection. Je sens que mon cœur va bondir hors de ma poitrine. Cependant, elle se reprend peu à peu de sa surprise. Elle me regarde avec un peu de méfiance et me demande qui je suis. L’effet de surprise est passé… Je lui explique que j’ai remué monts et merveilles pour elle, que je vis depuis deux en ne pensant qu’à elle, que je suis encore en vie grâce à la passion qu’elle m’a inspirée dès les premiers instants durant lesquels je l’ai aperçue. Je lui demande si elle veut m’épouser. Elle me répond que ce que j’ai fait est extraordinaire. Elle désire me présenter à sa famille.

22 juin 1965, je me répète toute la journée que je suis l’homme le plus heureux au monde, que j’ai obtenu tout ce que je désirais de la vie. Je suis un homme comblé. Je me rends compte que mon histoire est similaire à celle du Chevalier de Maison-Rouge. Nous avons tous deux poursuivi un amour impossible. Mais avec la seule différence que son histoire finit dans le deuil alors que la mienne finit dans la joie. Cependant je n’arrive pas à effacer la tristesse de mon visage… Une mélancolie dont l’origine m’est inconnue m’accable. C’est peut être l’émotion de vivre un si beau dénouement.

27 juillet 1965, notre mariage est programmé pour dans un mois jour pour jour. Malheureusement, je me rends compte que je n’aime pas Flaminia. Après l’avoir côtoyée quotidiennement durant un mois je me suis aperçu que c’est une femme étrange et difficile. L’idée dont j’étais amoureux s’est envolée. Je n’étais pas amoureux d’une femme mais d’une idée, d’une utopie, d’une image. L’image, qui représente sa beauté, seule, est restée. Mais la beauté juvénile s’envole avec les printemps qui passent. Je comprends maintenant qu’elle est d’un caractère difficile, constamment insatisfaite et assez arrogante. Et il me semble impossible de vivre avec elle. Eros me dit, avec sa sagesse consolatrice : « Ce qui est difficile, ce n’est pas d’obtenir ce que l’on désire mais d’aimer ce que l’on a obtenu !». Je n’aime pas ce que j’ai obtenu. Je tombe dans une profonde dépression : je vis depuis deux ans pour un idéal qui n’existe même pas. Je suis comme ces Révolutionnaires en 1791 qui se rendent compte que la République et la Terreur font plus de victimes que la monarchie. Où est donc le bonheur sur Terre ? Eros me répond alors : «L’important n’est pas ce que tu trouves à la fin d’une course mais ce que tu ressens pendant que tu cours ! ». C’est une phrase pleine de philosophie et de bon sens je trouve… Aujourd’hui je n’ai pas vu Flaminia. Et j’ignore si le 27 aout je serais à l’Eglise Santa Chiara, à Assisi, pour mes noces. Je vais peut être paraitre difficile et capricieux aux yeux de celui qui lira mon journal, je lui demande d’être indulgent en me jugeant…

NOTES

(1) Phrase d’Alexandre Dumas

(2) Le Chevalier de Maison Rouge est un jeune homme de 27 ans qui s’éprend follement de la reine Marie Antoinette, la femme de Louis XVI qui est emprisonnée après la révolution française; sans jamais avoir vu la reine, il va faire l’impossible pour la délivrer en bravant la mort quotidiennement, comme vous l’avez deviné c’est un véritable héros chevaleresque. Dans le livre, la trame narrative est surtout axée sur Maurice et Lorin, deux amis révolutionnaires, qui sont sépares du Chevalier de Maison Rouge de par leur conviction politique. Cependant, ils sont unis par leur noblesse de caractère et par leur bravoure. Ainsi, la description du Chevalier de Maison Rouge n’est pas très approfondie dans le livre. C’est pourquoi j’ai choisi de me baser également sur les portraits de Lorin et de Maurice.

(3) Maurice est un jeune révolutionnaire fougueux et courageux. Il s’éprend follement d’une jeune femme pure et d’une beauté remarquable, Geneviève. Sa tête sera injustement tranchée sur l’échafaud en compagnie de son bien aimé.

(4) Lorin, meilleur ami de Maurice, va l’aider dans sa quête de conquérir le cœur de Geneviève. L’une de ses particularités est qu’il ne parle qu’en vers et qu’il a un sens de l’humour très développé. A la fin, il choisit volontairement de mourir avec eux sur l’échafaud alors qu’il aurait pu s’échapper.

About Erik Vincenti Zakhia

Dear all, I will share with you many of my poems, short stories, drawings and paintings telling of my journey of self-discovery and my reflections about life, love, art, spirituality, sexuality, kundalini rise, and twin flames. You will also come across many paintings by Chantal Peguiron that are intimately related to my artwork. They all fall within the realm of Hazen. If you like it, don’t hesitate to subscribe and follow me on social media! May you have an inspiring visit!

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