L’Homme et la Nature

L’Homme et la Nature

Autrefois, cette terre chérissait la végétation,
Verte, dense et vivante, elle constituait,
Patrimoine et richesse de sa mère nourricière ;
Ces arbres vivaient et mouraient… mouraient et vivaient,
Tout en lui empruntant l’eau, les minéraux et les nutriments nécessaires,
Et en les lui rendant bonifiés au centuple en trépassant,
L’Histoire de cette terre s’enrichissait continuellement,
Forets et paysages se succédant au fil du temps et des saisons.

L’équilibre naturel, ce cycle aussi bien immuable qu’éternel,
Fut rompu par une bête sauvage à qui l’on donnait,
L’étrange surnom d’Homme.
Cet animal se trouvait à la croisée du singe et du chimpanzé,
Dont l’habitat naturel était la foret,
Mais son comportement demeurait incompréhensible ;
Il taillait, coupait, rasait, brulait et massacrait ces étendues vertes,
Sans aucun respect pour la nature qui l’avait enfanté,
Tout en se déclarant, sûr de lui, que ces domaines lui appartenaient, de droit divin.
Il exigea aux terres de lui procurer,
Eau, bois, gibier, récoltes et moissons en quantité industrielle,
Aveuglé par son arrogance et son ignorance,
Il entrepris de détruire l’équilibre du jour ;
Les terres, autrefois si généreuses, devinrent arides,
Stériles, désertiques, et inhospitalières,…
Et cela se retourna contre lui !
Cet animal ignoble, démoniaque et hypocrite,
Qui fit les frais de ce changement si brutal,
Et dut fuir pour pouvoir continuer son œuvre infernale,

Malheureusement, ces terres qui par souci d’équité,
Avaient rangé tous les êtres vivants à la même enseigne,
Sans en renier ou en privilégier,
Durent s’avouer vaincues et capituler,
Devant ce monstre privé de sentiments et de raison.

Erik Vincenti Zakhia